Geek

J’ai toujours su que je serai papa un jour. Etant issu d’une famille nombreuse et aîné de ma fratrie de 4, j’ai toujours VOULU des enfants. Mes parents m’ont eu très jeune, à 20 ans (oui, même pour l'”époque”, c’était jeune!). Et moi, j’ai adoré ce peu d’écart – et j’en profite encore aujourd’hui. Ce modèle m’avait fait me dire que dans l’idéal, moi aussi je pourrais être jeune papa. La future maman de mes enfants, je l’ai rencontré tôt, le timing aurait pu coller, mais… les études que j’ai choisi ont quelque peu retardé l’échéance… ou presque. Parce que oui, un beau jour BAM, bébé haricot s’est annoncé. Nous avions 23 ans. Peut être un peu trop tôt, peut être pas. Ouais, cet enfant on en parlait, mais il n’était pas “prévu” (pourquoi je n’aime pas ce mot?). Avec du recul, aujourd’hui je peux l’affirmer : il est arrivé au bon moment. Car même si il y a 2 ans, notre situation était loin d’être idéale et adaptée à l’arrivée d’un enfant, le fait d’avancer tous les trois, m’a beaucoup fait réfléchir, et relativiser sur les choses importantes de la vie… Finalement j’en ressors plus fort !

Et les autres?

A l’annonce de la grossesse, la famille a plutôt bien accueilli la nouvelle, même si j’ai ressenti un peu d’interrogation de leur part… Ben oui, comment allions-nous faire au vu de la situation ? Comment allions-nous assumer cet enfant ? Les amis, eux, ont très bien réagi, certains s’y attendaient, d’autres ne nous ont pas cru tant que le ventre de Natachouette ne se voyait pas ! Dans tous les cas, ils nous ont fait confiance !

Un bébé, ça change tout !

Aujourd’hui, Bébé a 18 mois. Ce qui a changé dans ma vie ? Beaucoup de choses. A commencer par les potes qui ne pensent plus forcément à toi parce que tu as un bébé et qu’ “en toute logique” (aheum, la logique est subjective), tu ne sors plus… D’ailleurs, qui a dit qu’on ne fait plus la bringue une fois papa ? ;) Avoir un bébé, c’est aussi 1 milliard de fois plus de responsabilités, devoir respecter des horaires et ne pas pouvoir faire des heures supp’ le soir au boulot (ouais, ça a aussi des avantages, hein – ah ah) parce que la crèche ne fait pas chambre d’hôtes ! (on m’aurait menti?) :)
Je vis également entouré de 3000 tonnes d’amour en barre, de fous rire, de stress (un peu), et d’heures de sommeil en moins.

La relation père/fils…

Être jeune ne m’empêche pas de soigner ma relation avec mon fils. Nous sommes proches et complices. Depuis sa naissance il a toujours été porté plus câlin avec sa maman et plus “jeux” avec moi. Depuis peu, quand maman n’est pas là, Bébéchou me câline moi aussi. Il a l’air heureux de me voir rentrer à la maison ou le récupérer à la crèche. Être papa, c’est aussi éduquer un futur adulte civilisé et responsable, et pour cela j’essaye de lui apprendre les bonnes choses de la vie. Faire le clown, c’est bien mais il faut aussi savoir rester sérieux parfois. Je ne sais pas si si je suis un “bon” père (ça existe, ça? ;)), mais je fais du mieux que je peux, sans me fier à l’exemple que je (n) ai (PAS) eu. L’avantage d’avoir connu une relation foirée avec son propre père, c’est qu’au final, je sais ce que je ne veux pas pour mon fils et moi. Notre relation, je la veux basée sur la confiance mutuelle; il doit pouvoir me (nous) faire confiance autant que je lui fais confiance. La confiance, c’est la base.

La suite?

D’autres enfants? Bientôt? Un grand OUI. Tant que l’on est jeune, pour être le plus proche possible d’eux, pour ne pas ressentir de décalage trop important. Et même si certains diront : “tu ne profiteras pas de ta jeunesse”. FAUX. J’en profite déjà, et en profiterai encore, d’une autre manière, certes, avec ma famille, et surtout entouré d’amour ! Et dans 20 ans, je serai un peu moins jeune (mais pas trop vieux quand même, hein), mais quand les enfants seront en âge de se garder tout seul, on en profitera différemment avec ma Natachouette.

Et toc … !

etre jeune papa

 

Illustration: charlottedujour.com