On en parle

Chroniques d’un allaitement rêvé, mais…

Allaiter

Laissez moi vous en parler. Ou plutôt vous raconter. Ma version des choses. Mon expérience. Mon ressenti. Ou comment cet allaitement s’est transformé en échec, en désillusion. Une belle dégringolade.

J’avais toujours eu en tête que le jour où je deviendrai maman, j’allaiterai mon enfant. C’était presque non négociable – et fort heureusement pour moi, je n’ai pas eu à convaincre le papa. Je voulais lui donner ce que je considérais être le meilleur pour lui. Et ce qui pouvait venir de moi ne pouvait être que le meilleur, bien sûr. Alors le jour J, nous voilà, bébéchou posé sur mon ventre – déjà tout sourire (oui, à 1 minute de vie, mon fils souriait) – et moi planant à 100 000 au dessus de la terre, sur mon petit nuage, dans un autre monde, une autre galaxie, mais aussi & surtout – il faut le reconnaitrecomplètement stressée. Stressée parce que les mots de la sage-femme ne cessaient de résonner en moi “je reviens d’ici 30 min pour la tétée d’accueil”. La tétée d’accueil. Je trouvais cela à la fois terriblement poétique, et à la fois absolument terrorisant.

Des tas de questions. Des milliers de questions.

Et si je n’y arrivais pas? Et si IL n’y arrivait pas? Et si rien ne sortait? Et s’il s’épuisait? Et si je ne pouvais pas le nourrir? Et si, et si, et si…

Puis le moment tant “attendu” est arrivé. Mon petit glouton s’est jeté sur ma poitrine, et a tout de suite compris comment cela fonctionnait. Il avait réussi. J’étais fière, déjà tellement fière de lui! Fière de moi aussi… je pouvais le faire, je nourrissais mon fils.

Allaitement

Ce que je ne savais pas, c’est que la suite ne serait pas aussi simple.

Ces 3 jours passés à la maternité se sont globalement plutôt bien déroulés. J’ai eu la chance – que dis-je, l’IMMENSE chance – d’avoir chérichou à mes nos côtés 24/24. Il m’aidait à mettre notre fils au sein, il m’aidait pour le changer, le porter, le bercer. Un soutien essentiel, selon moi. Lorsque nos efforts communs ne suffisaient plus, nous appelions une sage-femme à la rescousse et aussitôt arrivée, le problème était reglé. Je sentais son petit souffle chaud sur ma peau, je savourais de le voir apaisé, calmé, la goutte de lait aux lèvres. J’aimais par dessus tout le voir s’endormir, repus, bien, serein. Les sage-femmes me disaient toutes la même chose “il se débrouille tellement bien, c’est génial, votre allaitement va durer, c’est certain”.
Si seulement…

Oui. Si seulement… Parce que le jour de ma sortie a signé le début de la fin. Et ce début de la fin a un nom: la montée de lait.

Personne ne m’avait prévenu. Personne ne m’en avait parlé concrètement. PIRE, on m’en avait touché (que) deux mots “ça ne dure que 48h, ce n’est rien du tout!”. Certes, ça a bien duré 48h… les pires 48h de ma vie. Une douleur terrible. Et plus bébé demandait, plus je souffrais. J’angoissais rien qu’à l’idée d’entendre ses pleurs qui étaient pourtant clairs: il avait faim, et je devais le nourrir, c’était mon devoir. Les tétées-douleurs ont duré comme ça pendant 2 jours. Et malheureusement, elles ont laissé des traces… Parce que je ne crois pas avoir connu une seule tétée sereine par la suite.

Rien n’y faisait, les bouts de sein en silicone, non. Allongée. Sur le côté. Debout. Assise. A gauche. Ou à droite, non plus. Bébéchou savait faire, très bien même. Mais je souffrais. Pourquoi? Raison encore inconnue à ce jour… Et plus j’avais mal. Plus je culpabilisais. Et plus je culpabilisais, plus j’angoissais. Et plus j’angoissais, plus IL LE RESSENTAIT, lui, mon tout petit !

allaitement douloureux

Et voilà ce qui a signé la fin, la vraie, cette fois. Un bébé complètement inquiet, troublé, sans doute de voir sa maman dans cet état. Les bébés sont comme des éponges, c’est bien connu. Lui qui pourtant gérait comme un chef jusque là, lui qui dès ses premières minutes de vie avait compris le mécanisme, et n’avait jamais douté une seconde, lui qui m’avait fait confiance, voilà que je le décevais. Et il me le faisait payer. Des pleurs, des hurlements, des refus. Ma poitrine, qui était jusqu’alors son endroit préféré pour se réfugier était devenu un moyen de me faire comprendre que c’était bon maintenant, ça suffisait, ça ne pouvait plus durer.

Alors j’ai craqué. 1 mois et demi après qu’il ait poussé son premier cri. Craqué. C’est le bon mot. J’ai filé à la pharmacie, et j’ai acheté sa toute première boite de lait artificiel. Je me suis détestée. J’ai attendu quelques jours avant de craquer encore, cette fois pour de bon. Les larmes ont presque coulé lorsqu’il a englouti son premier biberon, loin de ma poitrine, loin de mon lait… Je ne savais pas si ces larmes étaient des larmes de tristesse, ou bien de soulagement. Peut-être un peu des deux, finalement. Et en 15 jours, c’était terminé. Deux mois d’allaitement balayés. Comme ça, en un rien de temps. En quelques biberons. Le fait qu’il se soit si vite sevré, si rapidement habitué à autre chose que mon sein, m’a fait mal. Mais en définitive, le message était clair: c’était un mal nécessaire. Et c’est ce qui nous convenait le mieux à tous les deux, à ce moment là. Il m’est moins difficile, aujourd’hui, avec le recul, de pouvoir affirmer cela. Mais cette période reste malgré tout un épisode douloureux.

Lait maternisé et biberon

Je tenais à cet allaitement. Six mois. C’est ce que je m’étais fixée.

Aujourd’hui je vis avec des regrets.

Je n’en ai pas été capable.

Certes.

Mais ………

Mais j’ai su faire face, j’ai su écouter mon bébé. J’ai su trouver une alternative…

Aujourd’hui c’est un bébé en pleine forme que je vois grandir et grossir à vue d’oeil, évoluer de jour en jour. Un bébé en pleine santé. Le plus beau bébé du monde. Mon bébé d’amour. Je suis tellement fière, fière de lui, fière de nous.

Et je sais pertinemment que le jour où la vie m’offrira le bonheur de donner vie à un deuxième bébé, je ne resterai pas sur un échec. Non, je recommencerai. Encore. Mieux. 

Maintenant que je sais, tout sera différent.

Et je ne regretterai plus rien.

Plus jamais.

35 Comments

  • suzie

    ma pauvre j’ai vécu exactement la même chose avec mon premier ” un vrai petit glouton et mes seins ont payé cher ” heureusement ma soeur aînée qui a allaité tous ses garçons est venu à mon secour à coup de crème “lansinoh”, et m’a trouvé un nouveau coussin d’allaitement “my brest friend” miraculeux pour les allaitement douloureux(promis je bosse pas pour ces deux marques) Pour les montées de lait, il ne faut pas hésiter à vider ses seins dans la douche AVANT la tété, si il y a douleur, la crème avant et après la tété. Et dernier conseil que l’on m’a donné à mon troisième….(no comment sur la non formation des sage femme) sortir soit même au moin trois gouttes de lait maternel avant la tété, l’enfant tire moins fort, ce fatigue moins donc moins de colique et moins de douleur aux seins. J’espère que la prochaine fois tu y arriveras, mais surtout ne te culpabilise pas de passer au lait artificiel chacune fait de son mieux.

    • Chamall0w

      Coucou, et merci pour ton passage! J’avais moi aussi de la crème, un coussin d’allaitement, essayé les quelques gouttes, mais ça ne changeait rien au fait que… j’avais mal! J’ai vraiment tout essayé! On verra pour le prochain ;)

  • Carnet Rose

    On sent en effet à quel point cela a pu être (et reste encore) douloureux pour toi… Je ne pense pas que tu “décevais” ton fils, peut-être ne comprenait-il pas d’où venait le changement mais tu n’as pas faillit à ton devoir! Tu finis sur une note positive et c’est bien, car il faut que tu te pardonnes cet épisode (bien que tu n’aies rien fait de mal on sent un peu de culpabilité dans tes mots).
    Comme tu dis ton bébé est beau et en pleine forme, et une chose est sûre : sein ou biberon, il ne manque pas d’amour cet enfant! Et c’est bien de ça qu’il se nourrit le plus ;)

  • Zélie (@petitelilibelle)

    Il est épanoui ton bout de chou, et tu sais, il vaut mieux une maman sereine au biberon qu’une maman allaitante qui souffre le martyr et qui transmet ça à son enfant. L’enfant ressent ce que la maman ressent, l’acte de nourrir un nourrisson (ils portent bien leurs noms), est primordiale la première année, ce moment doit être serein. Tu as pris la bonne décision pour ton fils, tu as pris la décision d’une bonne maman!

    Je te conseille ce blog
    http://lamamanduptitpois.wordpress.com/

    Je ne sais pas si tu connais, elle a aussi une page sur facebook (très intéressante!), et a allaité pendant un an. Elle a eu des hauts et des bas aussi, et est super calée sur la question, c’est une wondermum, et si jamais pour le prochain (oui oui, vous faites des bébés trop beaux, alors va falloir en faire d’autres hein^^), tu te poses des questions, tu peux lui en parler. Elle est au top :)

    • Chamall0w

      Merci ma biche <3 Je connais la maman du p'tit pois, j'aime beaucoup son blog également, je lui en parlerai, alors :) Et t'en fais pas, il y en aura d'autres, j'en veuuuux pleeeeiiiin (bon, pas 15 non plus, faut pas déconner haha)

  • mamanendevenir

    Cet article est très beau et très touchant … On sent à quel point tu tenais à cet allaitement, et comme cela t’a meurtrie de ne pouvoir le mener comme tu le voulais …

    Tu sais, j’ai allaité 8 mois et j’ai pourtant un joli tas de regrets par rapport à ça. J’aurais aimé que certaines choses se passent autrement, j’aurais aimé ne pas me laisser influencer par les pensées négatives autour de moi ni être touchée par certaines réflexions, mais je l’ai été. J’ai allaité : cela m’a, par moments, rendue très heureuse, et d’autres fois, très malheureuse, désemparée, perdue. Parce qu’il y a eu des difficultés durant cet allaitement, et que parfois je me demandais sérieusement pourquoi je m’acharnais autant.

    Je crois que le premier allaitement, c’est un peu un test, un premier essai, qui ne se passe jamais (ou rarement) comme on l’aurait voulu. On essuie les plâtres et les désillusions de cette relation extraordinaire qu’on s’était imaginé. On s’en veut des “erreurs” qu’on a commise, on aurait aimé faire autrement. Et puis finalement, on se dit que c’est tout de même pas mal pour un premier essai. Qu’on fera mieux au prochain. Qu’on sera préparé. Qu’on se mettra moins la pression et qu’on essaiera de ne pas faire les mêmes erreurs, ni de retomber dans les mêmes inquiétudes ou les mêmes travers.

    Alors l’important, au fond, c’est de trouver suffisamment d’indulgence envers soi-même pour se dire qu’on a fait tout ce qui était en notre possible à ce moment-là, pour affronter la situation, et que la prochaine fois, on fera autrement, parce qu’on aura appris de cette expérience difficile.

    Et moi je suis sûre que tu as fais du mieux que tu as pu. Et que ton fils le sait. Et que tout ça ne donne que plus de force à votre relation à tous les deux … ;)

    • Chamall0w

      C’est exactement ce que je me suis dit en terminant l’article. Que très souvent le premier allaitement est un test, ça passe ou ça casse… ou alors c’est parsemé de hauts, de bas… Mais jamais idéal en tout cas!!! Ah, ben vivement le 2ème baby tiens!! :)
      Merci pour ton joli mot, ça me fait chaud au coeur <3

  • lilou327

    et oui, pas si simple que ça d’allaiter… Pour moi, ça c’est pas trop mal passé mais j’ai eu la chance d’avoir un interlocuteur compétent à la PMI qui m’aidait à trouver des solutions aux maux de l’allaitement. Pour le deuxième, tu verra, ça se passera mieux!

  • hauville julie

    Oui moi aussi je l’ai mal vécu… Je voulais tenir au moins jusqu’à ces 6 mois également, bon j’avais du lait mais pas suffisamment, ma petite ne prenait pas de poids, bon n’en perdais pas ouff mais il a fallu que je mette en place un lait de substitution en relai de l’allaitement et là pour moi même si j’alternais avec le sein, bin je pense que ça m’a coupé mes montées de lait, le fait de donner le bib! Du coup j’ai pu l’allaiter pendant 1mois et 1 semaine. Je m’en suis voulu…Mais bon le principale fut qu’elle prenne du poids… Là elle a bien reprit et a bientôt 2 mois :)
    J’espère que quand j’aurais un 2° je pourrais aller jusqu’au bout sans soucis. Et c’était pas faute d’avoir tout tenter, j’ai même tiré mon lait pour activer la lactation…et n’y a fait. Donc bon, on veut quand même le meilleur pour nos ptits bouts, alors j’aurais essayée et toi aussi. Déjà le principal, est qu’ils aient eu le colostrum :)
    Bonne chance pour la suite ;)
    A bientôt.

  • Maman Poussinou

    Je connais ce sentiment de culpabilité !!!

    Je n’avais pas assez de lait pour Poussin, il se fatiguait beaucoup à téter (en plus il s’y prenait mal) pour pas boire grand chose.
    Je n’ai pas eu de montée de lait douloureuse, je n’ai jamais taché mon soutien gorge et pas eu besoin non plus de mettre de coussinet absorbant…
    Pendant 4 mois 1/2 j’ai donné jusqu’à la dernière goutte de mon lait à mon bébé, avec des crevasses de folie jusqu’à la fin (je pleurais dès qu’il tétait). Il a été complété après chaque tétée quand il avait 2 semaines et donc jusqu’à ses 4 mois 1/2 où il est passé exclusivement au lait en poudre. (je me suis obstinée inutilement !)

    Pour Poussinet je voulais retenter mais ne surtout pas me mettre la même pression pour ne pas culpabiliser à nouveau et surtout pour ne pas me sentir nulle et inutile. Et ça fait bientôt 8 mois qu’il est allaité… Je n’ai toujours pas beaucoup de lait mais juste ce qu’il lui faut. Je n’ai toujours pas besoin de coussinet absorbant. Et je n’ai plus de crevasses non plus, je crois que sinon il y a bien longtemps que j’aurais dit stop !

    Pour le 3ème, s’il y a un 3ème (j’espère ! Poulet moins lol) je pense que je retenterai et si je n’y arrive pas, tant pis.

    Le plus important c’est d’écouter à la fois son bébé et soi. Pour Poussin je me suis tellement sentie nulle qu’il l’a lui aussi ressenti et je pense que ce n’était pas bon du tout pour lui.

    Tu as très bien réagi (normal, une maman sait toujours ce qu’il faut faire pour son tout petit !) et t’inquiète pas, pour le 2ème tu sauras très bien faire aussi ;) il suffit de ne pas douter

    (désolée pour le pavé je m’ennuie un peu cet aprem…)
    Bisous

    • Chamall0w

      J’adore tes pavés! :) Ton témoignage m’encourage vraiment, parce que plus je me renseigne, plus je vois qu’en général le deuxième allaitement se passe bien… On a appris de ses erreurs la première fois, quoi! :) J’ai bien rigolé pour le troisième! Rooooh Poulet va bien vouloir une petite poulette non !? ;)

      Gros bisous ma belle!

      • Maman Poussinou

        J’ai bien peur que Poulet ne sache faire que … des petits poulets…. :/
        Bon il parait que les femmes ont des arguments infaillibles pour convaincre leur mari, on verra ;)
        Je crois qu’il ne faut pas se poser trop de questions. Je vois au jour le jour niveau allaitement actuellement. Le pédiatre ce matin m’a dit de continuer sauf que je vois deux petites dents qui arrivent et là j’avoue je flippe grave !
        Bisous

  • melanie

    Je vis ça en ce moment ..
    Mon fils a 4 mois, je l’allaite depuis sa naissance, le premier mois tout s’est bien passé puis du jour au lendemain il s’est mis à s’énerver au sein, a pleurer, a ne pllus prendre de poids meme a en perdre. Aujourd’hui il pese 4,9 kg et 62 cm. On a tout essayé, il a prit des complements en LA, aujourd’hui je pense à le sevrer, et qu’est ce que je culpabilise, j’aurais tellement l’allaiter plus longtemps :/ Je vais faire en mixte, on verra combien de temps cela dur ..
    Je culpabilise vraiment, j’adore ces moments tous les deux.

  • Hanh

    Bonjour,

    Je viens juste de tomber sur cet article en lisant le billet du 1er janvier. ^^ Et comme c’est un sujet qui me parle, je me suis dit, que j’allais commenter.

    Ma grossesse a été une surprise et l’allaitement, en fait, je ne m’étais jamais posé la question. Finalement, je me suis dit, que si j’allaitais, j’aurais pas à m’occuper d’acheter du lait, alors j’ai tenté (c’est pas la plus noble des causes mais bon, ca a fonctionné ^^). La première mise au sein, fut un peu douloureuse, mais “c’est normal” m’a t’on dit. Et puis en fait, toutes les autres étaient atroces. Pourtant le personnel soignant de la maternité, venait voir et me disait que c’était tout bien (mes fesses oui!) Des crevasses sont apparues très vite. Petites à la mater, puis de véritables cratères à la maison. Lansinoh à fond les ballons et bout de sein presque à chaque tétée, mais douloureux quand même. Mais j’ai eu de la chance. Une sage femme est venue à la maison 3 fois après ma sortie de mater. Et elle a sauvé mon allaitement! J’avais mal parce que ma fille était mal positionnée (comme c’est souvent le cas qu’en on a mal en fait, ca ou un engorgement, mais souvent un peu plus tard l’engorgement). Elle tétait bien, même avec mon reflex d’ejection assez fort qui la faisait un peu avaler de travers de temps en temps. Et mes seins hyper tendus à cause de la montée de lait. Bref. La sage femme m’a aidé à la positionner correctement. D’abord avec le coussin d’allaitement (mais ca ne m’a jamais vraiment convenu), pendant les trois jours où elle est passée, elle rectifiait la position à chaque fois (j’suis un peu lente, oui je sais. :p). Elle m’a donné de bons conseils, pincer un peu mon sein pour aider bébé à le prendre comme il faut ou vider doucement mes seins sous une douche chaude quand j’ai eu un engorgement, tout en faisant quand même téter bébé sur le sein engorgé. Et finalement, mes crevasses (j’ai cru que j’allais perdre un téton dans l’histoire quand même, tellement c’était profond sur un sein), se sont résorbés en 2 jours du moment que ma fille était correctement positionné au sein. Et même si j’ai pensé très fort que j’allais arrété au début, et bien j’ai continué jusqu’au 7 mois de ma fille, et passé cette mauvaise période, tout a roulé comme sur des roulettes. Ensuite, j’ai découvert le site de la Leache league, beaucoup de conseils (genre les pics de croissance, et oui, c’était donc normal que pendant 2 jours ma fille reste scotché non stop à mes seins) et un numéro à appeler pour maman allaitante en détresse. ^^ Le truc c’est de savoir qui contacter quand ca va pas pour que ca aille mieux. Si j’étais restée seule, j’aurais surement arrêté au bout de 2 semaines. Du coup, quand je vois que tu as allaité deux mois en ayant mal, chapeau. Mais je suis sur que le prochain allaitement se passera bien! N’hésite pas à contacter une sage femme compétente ou la leache league d’ailleurs. :)

    Et bon allaitement à toutes (sein ou biberon l’important c’est que se soit fait avec plaisir et que bébé soit repu!)

    • natachouette

      Si tu savais comme ça me rassure ce genre de témoignage… Tout d’abord parce que je me sens moins seule face à mon premier échec, mais aussi parce que ça me rassure pour le prochain bébé… Pour cette première grossesse, j’ai un peu été laissée au dépourvu à mon retour à la maison, mais pour la deuxieme, je ne me laisserai pas abattre! Je me ferai suivre par une SF dès le début de la grossesse, jusqu’aux premiers mois de bébé… :) Merci beaucoup pour ta jolie expérience qui me fait très très envie :)

  • Cécilia

    J’ai eu la chance, et c’était un choix, d’accoucher en Angleterre. Le pied total! Ca a fini en césa mais à cause d’un problème de hanche qui ne m’a été diagnostiqué que plus tard et bébé qui s’essoufflait.
    Côté allaitement, cela fait 43 mois que j’allaite… oui oui, il a 3 ans est demi et plein de dents et il y a encore une tétée câlin matin et soir. Pourtant j’ai une toute petite poitrine. L’encadrement a été génial : on avait le “café d’allaitement” pour les jeunes mamans où nous pouvions parler de nos problèmes et être conseillées par une dame de la PMI. On nous montrait les positions, des astuces, etc…
    Avec Papa Doudou, il y a pourtant eu des biberons car Piou-Piou avait l’air d’avoir plus faim que ce que mes tétés fournissaient et le biberon du soir le rassasiait bien. Mais il n’a jamais été fan de biberon et a fini par les refuser entièrement.
    Le seul regret que j’ai: on ne m’a jamais dit comment arrêter et je n’ai pas le courage de refuser le sein. Enfin, maintenant je le fais parce que j’arrive à raisonner avec l’intéressé et parce qu’il est plutôt encombrant!
    Courage, je suis sûre que bien entourée et bien conseillée, il n’y a pas de raisons d’avoir mal au point de culpabiliser. Vider les seins sous la douche : excellent conseil. Et pour les crevasses: Lansinoh et tire-lait sur le néné qui fait mal.

  • Jourdain

    Coucou un beau témoignage sur l’allaitement qui devrait intéresser beaucoup de maman, j’ai eu comme vous un problème lors de la montée de lait c’est que bébé ne pouvait téter car mes mamelons était tous lisses aucun relief, les seins prêt a exploser, alors la solution pour que je puisse allaiter c’était les bouts de seins contact de chez Medela, rien a voir avoir avec d’autres marques ils sont hyper souples, s’adaptent bien au sein et facile pour bébé qui a super faim!
    Et quand les seins étaient abimés je mettais leur crème Purelan très grasse mais efficace! Un coup de bout de sein et le tour était joué!
    Bon l’allaitement n’a pas duré très longtemps chez moi car j’ai repris le travail (je suis a mon compte donc pas de pauses du tout) au bout de 3 mois et demi, donc j’ai fait quatre mois d’allaitement…
    Si cela peut vous servir pour un prochain heureux bébé!

    • Natachouette

      Merci pour ton petit mot ! (oui on peut se tutoyer ;-))
      Une amie m’a conseillé la mm chose que toi, et je vais les acheter demain à la pharmacie. J’avais pris des avent ou dodie pour mon fils, mais j’avais trouvé ça d’aucun intérêt ! Là j’entends que du bien sur les medela, du coup sans hésiter : j’achète ! si ça peut aider, je fonce c’est clair :)

      Merci en tout cas, c’est encourageant…

      • Jourdain

        Coucou, ok je te tutoie!! :)
        Ici c’était deux sages-femme qui nous les avaient conseillé, on m en avait prêté a la maternité mais elle voulait vite les récupérer car chères et elle me disait que les autres marques connues étaient moins souples et moins physio… et je n’ai pas été déçue!!

        Je te souhaite une belle fin de grossesse!

        au plaisir de lire tes posts touchants et où on apprend pleins de choses…

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